| Survival-International |
|
Â
Survival International a reçu des informations inquiétantes concernant l’expulsion imminente de plusieurs centaines de Bushmen du sud du Botswana pour faire place à un corridor biologique. Le gouvernement local aurait annoncé à la communauté bushman de Ranyane que des camions arriveraient lundi prochain pour les expulser du territoire qu’ils habitent depuis des générations et que leurs maisons seraient détruites. Le territoire de ces Bushmen se situe au cÅ“ur du projet d’un corridor biologique que l’organisation américaine Conservation International, dont l’un des membres du conseil d’administration est le président botswanais Ian Khama, et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) avaient préparé depuis de nombreuses années. Ce territoire qui se trouve entre la Réserve du Kalahari central (CKGR) et le Parc transfrontalier de Kgalagadi est également habité par des colons et des fermiers. Survival International s’est adressée au président Khama, à Conservation International, à l’Ambassadeur français au Botswana et au FFEM pour leur exprimer sa vive opposition à l’expulsion planifiée de la communauté bushman. Un Bushman a déclaré à Survival : ‘Nous appelons la communauté internationale à soutenir les Bushmen de Ranyane dans leur lutte pour leur droit à rester sur leur terre ancestrale. L’opinion publique internationale doit savoir que le gouvernement agit mal avec nous’. L'expulsion des peuples indigènes de leurs terres anéantit leurs moyens de subsistance et leur auto-suffisance et a des impacts dévastateurs sur leur santé.© Survival Ce n’est pas la première fois que les Bushmen du Botswana sont la cible du gouvernement au nom de la conservation. Lors de trois évictions brutales, entre 1997 et 2005, des milliers de Bushmen ont été expulsés de la CKGR, soi-disant au nom de la conservation de la faune. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 avaient poursuivi le gouvernement botswanais en justice et, dans un verdict historique, la Haute Cour botswanaise avait statué en 2006 que leur expulsion était ‘illégale et anticonstitutionnelle’. L’expulsion forcée des peuples indigènes de leurs terres ancestrales a des impacts dévastateurs sur leur santé et anéantit leurs moyens de subsistance et leur auto-suffisance. Dans les camps dits de ‘relocalisation’ au Botswana, les Bushmen évincés de leur terre dépendent entièrement des aides gouvernementales et souffrent fréquemment d’alcoolisme, de dépression et de bien d’autres maladies. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘La destruction des peuples indigènes au nom de la ‘conservation’ a des relents de colonialisme. Cela ne devrait plus être admis de nos jours et les écologistes soucieux de la place de l’homme dans son environnement devraient s’en indigner’. Télécharger la lettre de Survival adressée au président botswanais Ian Khama 22/05/13 à 15:24 Le décès de Ajrua Awá constitue une grande perte pour sa communauté© D Pugliese/ SurvivalUne femme awá est décédée d’une maladie curable, alors que le gouvernement brésilien reçoit des fonds d’une compagnie minière pour assurer des soins à la tribu. Ajrua Awá avait 40 ans et était la mère de cinq enfants dont le plus jeune est âgé de 10 ans. Son décès constitue une grande perte pour sa communauté awá qui compte un peu plus de 160 membres. Elle est décédée au début du mois de leishmaniose, une maladie qui se traite facilement avec des soins appropriés. Le CIMI, une organisation brésilienne de soutien aux Indiens, a indiqué qu’elle souffrait des symptômes de cette maladie depuis plus d’un mois. De nombreux Awá sont morts de maladies communes lorsque leurs terres ont été ouvertes dans les années 1970 pour le Programme Grand Carajás qui comprenait la construction de la plus grande mine au monde de minerai de fer. De nombreux autres Awá ont été tués par les colons qui envahissaient leur territoire dans le cadre du Programme; dans certains cas, des familles entières furent massacrées. Vale, la compagnie minière responsable du projet, a attribué au gouvernement brésilien des sommes importantes pour soutenir son travail avec les Awá. Cependant, très peu de cet argent bénéficie à la tribu. La compagnie compte maintenant doubler ses voies de chemins de fer qui relient la mine à la côte et traversent le territoire awá, bien qu’elle n’ait pas obtenu le consentement des Indiens. Les Awá sont maintenant la tribu la plus menacée au monde, leur population représentant à peine 450 individus. Leurs terres sont envahies par des vagues de bûcherons illégaux, de colons et de fermiers. Ils sont l’un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil et ils dépendent entièrement de leur forêt pour survivre. Des experts ont averti que les Awá étaient menacés d’extinction et de génocide. Survival appelle à une enquête approfondie sur les circonstances du décès de Ajrua, à la mise en place d’un programme exhaustif de santé pour les Awá et à l’expulsion de leurs envahisseurs avant que d’autres vies ne soient perdues. 17/05/13 à 19:16 Des milliers d'Indiens du Guatemala ont été torturés ou tués pendant la dictature militaire de José Efrain RÃos Montt. © Survival International© Survival International ACTUALISATION AU 22 MAI : La Cour constitutionnelle du Guatemala a rejeté la condamnation de RÃos Montt pour des motifs de procédure. La Cour a déclaré que le procès devait reprendre en l’état où il se trouvait au 19 avril. A cette date, l’avocat de RÃos Montt avait été brièvement expulsé de la salle d’audience après avoir accusé le juge de partialité. Un nombre incalculable de témoignages devront désormais être ré-entendus. Un ancien général, président du Guatemala durant le régime de terreur des années 1980, a été reconnu coupable de génocide. Lors de la dictature militaire de José Efrain RÃos Montt, environ 200 000 personnes, dont la plupart étaient indigènes, ont été tuées ou portées disparues. Lorsqu’il a pris le pouvoir en 1982 en promettant de restaurer une ‘authentique démocratie’, le pays était déjà en pleine guerre civile, la guérilla d’extrême gauche lançant des attaques contre le régime militaire depuis ses bases des provinces rurales. La réponse de RÃos Montt a été d’ordonner une nouvelle offensive militaire contre les bastions de la guérilla supposés être dans les montagnes. Au moins 100 000 Indiens, essentiellement des Maya, ont fui au Mexique tandis que des milliers d’autres, hommes, femmes et enfants, ont été torturés ou tués dans les montagnes du nord-ouest du Guatemala, leurs villages et leurs récoltes détruites, leurs approvisionnements en eau empoisonnés et leurs forêts brûlées. En 1983, Survival a publié un rapport sur le Guatemala après avoir interviewé des réfugiés le long de la frontière avec le Mexique. Les témoignages recueillis donnent un aperçu poignant de la terreur qui régnait sur des centaines de villages à cette période. Les chargés de campagne de Survival ont interviewé par exemple une femme de 30 ans de la province de Huehuetenango. Il y est décrit dans le rapport : ‘A 6 heures du matin, le 6 mai 1982, une centaine de soldats, qu’elle put reconnaître à leurs tenues de camouflage et à leurs pistolets, arrivèrent à pied dans son village et l’encerclèrent. Les villageois furent dépouillés de leurs vêtements et de leur argent et leurs maisons incendiées. Nombre d’entre eux furent battus, torturés et fusillés. Seule, elle vit les soldats tuer quinze personnes alors qu’elle ne se trouvait qu’à vingt-cinq mètres d’eux. Elle fut violée. Son mari et ses frères furent tués dans leur maison. Peu après, elle réussit à s’enfuir au Mexique. Elle ne veut plus retourner au Guatemala’. RÃos Montt a été condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Yasmin Barrios, la présidente du tribunal, a déclaré qu’il ‘savait ce qui se passait et n’a rien empêché, alors qu’[il] en avait le pouvoir’. Les avocats du dictateur ont annoncé qu’ils feraient appel. 17/05/13 à 11:14 Les Indiens amazoniens manifestent depuis des années contre Belo Monte © Marcello Casal Jr / ABr© Marcello Casal Jr/ABrLes autorités brésiliennes ont expulsé du site du barrage de Belo Monte les Indiens qui manifestaient pour le respect de leurs droits territoriaux. Des représentants de huit tribus occupaient le site pour exhorter le gouvernement à respecter leur droit à vivre sur leurs terres ancestrales, à être consultés sur les projets qui les concernent et à stopper immédiatement la construction du barrage. Le gouvernement a d’abord répondu à la manifestation en interdisant l’entrée sur le site aux journalistes et aux avocats et en bloquant le ravitaillement. Un juge a alors statué que les Indiens ne pouvaient être évacués par la force. Belo Monte est actuellement en construction, malgré l’immense opposition de milliers d’Indiens qui préviennent que le barrage va dévaster leurs terres et réduire les stocks de poissons qui constituent un élément essentiel de leur alimentation. Sa construction a été illégalement approuvée sans le consentement de la population locale. Les Indiens, parmi lesquels des représentants kayapo, arara, juruna et asurini, ont organisé de nombreuses manifestations depuis plusieurs années et ont affirmé qu’ils défendront à n’importe quel prix leurs terres contre le projet. Ils ont averti que si la construction continue, la rivière Xingu deviendra ‘une rivière de sang’. Dans une lettre ouverte publiée le 2 mai, ils ont déclaré : ‘Nous sommes les peuples qui vivent le long des rivières où vous voulez construire des barrages. Nous sommes les Munduruku, Juruna, Kayapo, Xipaya, Kuruaya, Asurini, Parakanã, Arara, nous sommes des pêcheurs et nous vivons dans les communautés riveraines. Nous sommes des peuples amazoniens et nous voulons que la forêt perdure. Nous sommes Brésiliens. La rivière et la forêt sont notre supermarché. Nos ancêtres sont plus anciens que Jésus-Christ’. 16/05/13 à 15:46 Les Yanomami célèbrent le début d'une opération d'expulsion de fermiers illégaux sur leurs terres© Fiona Watson/Survival Les autorités brésiliennes ont commencé à expulser onze fermes illégales du territoire yanomami au Brésil et à restituer leur terre aux Indiens. Au moins trois des fermes de la région d’Ajarani ont été fermées jusqu’à présent. Elles auraient été exploitées par un certain Abrão Pires Mateus. Cette opération est le résultat d’une campagne de lobbying intense et de manifestations de la part de l’organisation yanomami du Brésil Hutukara, de la pression exercée par le ministère public et d’une expédition d’investigation menée par les Indiens et la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien. La terre des Yanomami du Brésil a été démarquée pour leur usage exclusif en 1992, lors d’une victoire sans précédent faisant suite à la dévastation provoquée par des dizaines de milliers d’orpailleurs qui avaient envahi leur territoire. Mais des mineurs illégaux continuent d’opérer dans la région, polluant les rivières et menaçant la vie des Yanomami isolés, et des fermiers de Arajani ont illégalement abattu des zones de forêt yanomami. La terre des Yanomami est vitale pour leurs moyens de subsistance et leur survie. Davi Kopenawa Yanomami, chamane connu sous le nom de ‘Dalai lama de la forêt’ a déclaré à Survival : ‘Notre terre doit être respectée. Notre terre est notre héritage, un héritage qui nous protège’. Les Yanomami ont célébré le début de cette opération et font pression pour que les autres fermes soient rapidement éliminées. Survival soutient les Yanomami depuis plusieurs décennies et appelle à l’expulsion des envahisseurs illégaux de leur terre au Brésil et au Venezuela. 07/05/13 à 10:28 La plus haute instance américaine des droits de l'homme a été interpellée pour protéger les Awá de l'invasion illégale de leur territoire.© Survival La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), la plus haute instance américaine en matière des droits de l’homme, a reçu une requête urgente de la part de Survival International et de l’ONG indigéniste brésilienne CIMI pour sauver la tribu la plus menacée au monde. La pétition officielle invite la CIDH à demander au gouvernement brésilien de s’expliquer sur l’inertie dont il a fait preuve pour expulser les centaines d’envahisseurs illégaux des territoires awá. Il y est écrit : ‘Les Awá ne survivront pas sans leurs terres. L’Etat brésilien n’a pris aucune mesure opportune et efficace pour les protéger de l’invasion des bûcherons, des fermiers et des colons.’ Les Awá sont l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades du Brésil. Ils vivent dans un îlot forestier en voie de disparition : plus de 30% de l’un des territoires awá ont déjà été totalement rasés et les bûcherons se rapprochent dangereusement de leurs communautés. Les 450 membres de cette tribu dépendent étroitement de la forêt pour survivre. Mais les Awá rapportent que la chasse devient de plus en plus difficile car le gibier disparaît au fur et à mesure que la forêt recule. Ils craignent aussi les attaques des bûcherons armés. Les bûcherons, les colons et les fermiers ont détruit de grandes étendues de la forêt des Awá.© Fiona Watson/Survival
La situation des Awá isolés, qui sont environ une centaine, est également de plus en plus préoccupante. Ils fuient constamment leurs envahisseurs et risquent l’extinction si leur forêt disparaît. Tatu, un Awá, a déclaré à Survival : ‘Il y a des Indiens isolés à proximité. Mon frère a vu une de leur hutte abandonnée. Les bûcherons iront-ils jusqu’à tuer les Indiens isolés ? Laissez les Indiens isolés rester ici !’ Plus de 50 000 messages ont été envoyés au ministre brésilien de la Justice depuis le lancement, l’année dernière, de la campagne de Survival en soutien aux Awá. Bien que le gouvernement ait annoncé qu’il ferait du cas des Awá sa priorité, presque aucune mesure n’a été prise à ce jour. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : Le gouvernement brésilien a le devoir de protéger ses citoyens les plus vulnérables, les Awá, des hors-la-loi qui détruisent leur forêt. Si la plus grande nation d’Amérique du Sud et l’une des plus grandes puissances économiques mondiales, n’a pas le pouvoir et les moyens d’agir en conséquence, toutes les minorités nationales peuvent avoir des raisons de s’inquiéter. Les Awá sont menacés d’extinction, il est temps d’agir’. Note aux rédactions : - Survival avait soumis une pétition à la CIDH dans les années 1980 pour soutenir sa campagne en faveur des Yanomami du Brésil qui étaient confrontés à l’invasion de leur territoire par des milliers de chercheurs d’or clandestins. Cette campagne avait permis la reconnaissance officielle et la protection du territoire yanomami. - Télécharger un résumé des principaux points de la soumission à la Commission interaméricaine des droits de l’homme. - La CIDH est un organe autonome de l’Organisation des États américains (OEA). Sa fonction est de promouvoir le respect et la protection des droits de l’homme dans les Amériques. 30/04/13 à 10:36 Capture d'écran d'une vidéo montrant des jeunes filles jarawa forcées de danser pour les touristes.© AnonSurvival International lance aujourd’hui un boycott contre le tourisme dans les îles Andaman tant que seront autorisées les pratiques dégradantes des safaris humains à l’égard de la tribu des Jarawa qui compte 400 membres. L’organisation de défense des droits des peuples indigènes appelle les touristes à s’abstenir de se rendre dans l’archipel (quelque 200 000 touristes visitent ces îles paradisiaques chaque année), jusqu’à ce que la route qui traverse la forêt des Jarawa soit interdite et qu’une route alternative côtière soit ouverte. Survival s’est adressée à plus de 200 agences de voyage dans onze pays pour les exhorter à interrompre leurs circuits dans les îles Andaman et lancera une campagne publicitaire à l’attention des touristes pour les dissuader de visiter les Iles Andaman. L’organisation appelle également l’opinion publique à relayer ce boycott jusqu’à ce que la route soit fermée. Des centaines de touristes indiens et du monde entier empruntent quotidiennement la route illégale Andaman Trunk Road pour observer les Jarawa, les traitant comme des animaux dans un safari. Survival International lance aujourd'hui un boycott contre le tourisme dans les îles Andaman tant que les safaris humains chez les Jarawa ne seront pas interdits.© Ariberto De Blasoni/Survival
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il ressentait lorsque les touristes le prenaient en photo, Enmai, un jeune Jarawa, a répondu : ‘Je me sens mal. Je n’aime pas qu’ils nous épient derrière les vitres de leurs cars’. Au début de l’année, la Cour suprême indienne avait interdit la route aux touristes pendant sept semaines, ce qui avait permis de réduire de deux-tiers le trafic le long de la route. Mais cette interdiction a été levée par les autorités andamanes qui ont modifié leur propre législation afin de permettre la poursuite des safaris humains. Les safaris humains ont été mondialement condamnés par les plus hautes autorités. Le ministre indien des Affaires tribales les a qualifiés de pratiques ‘scandaleuses, odieuses et honteuses’. L’an dernier, en réponse à une requête de Survival, les Nations-Unies ont exprimé au gouvernement indien leur ‘extrême préoccupation’ à propos des safaris humains et l’ont exhorté à fermer les sections de route qui traversent la réserve des Jarawa. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les autorités andamanes prétendent que cette route est une voie nécessaire pour accéder au nord de l’île. C’est totalement faux. Etant en réalité très peu empruntée par les habitants de l’île, cette route n’a aucune raison d’exister. Le trajet en bateau est beaucoup plus rapide, plus pratique et moins cher que la route. Ainsi, l’aménagement d’une route côtière alternative est une bien meilleure solution pour les habitants locaux, les touristes et les Jarawa. Il n’y aura pas de fin à ces safaris humains dégradants tant que les touristes continueront à emprunter la route et nous maintiendrons le boycott jusqu’à sa fermeture définitive’. Note aux rédactions : 25/04/13 à 10:32 Chamane umutima en 1957. La plupart des Umutima ont été décimés en 1969 par une épidémie de grippe.© José Idoyaga/SurvivalUn rapport alarmant sur les atrocités commises contre les Indiens du Brésil dans les années 1940, 1950 et 1960 vient de refaire surface, 45 ans après avoir été mystérieusement détruit dans un incendie. Le rapport Figueiredo, commandé en 1967 par le ministre de l’Intérieur brésilien, avait déclenché un scandale international suite à la révélation des crimes commis contre les Indiens aux mains des puissants propriétaires terriens et du service gouvernemental de protection des Indiens (SPI). Ce rapport fut à l’origine de la création de Survival International deux ans plus tard. Dans ce document de 7 000 pages, le procureur public Jader de Figueiredo Correia énumère les meurtres de masse, la torture, l’esclavagisme, la guerre bactériologique, les abus sexuels, les spoliations territoriales dont furent victimes les Indiens du Brésil. Suite à ces atrocités, certains peuples ont complètement disparu et de nombreux autres ont été décimés. Le rapport a récemment été retrouvé au musée de l’Indien au Brésil. Il sera examiné par la Commission nationale de vérité qui enquête sur les violations des droits de l’homme commises entre 1947 et 1988. L’un des faits les plus horribles de ce rapport est celui du ‘Massacre du 11e parallèle’ au cours duquel une avionnette largua de la dynamite sur le village des Indiens cinta larga. Trente Indiens furent tués – deux seulement survécurent et purent témoigner. Un couple karajá avec leur bébé mort de la grippe.© Jesco von Puttkamer/ IGPA archive
D’autres exemples relatent l’empoisonnement de centaines d’Indiens avec du sucre mêlé d’arsenic ou bien des méthodes de torture employées contre les Indiens, comme celle qui consistait à écraser lentement les chevilles des victimes avec un instrument connu sous le nom de ‘tronc’. Les recherches de Figueiredo scandalisèrent l’opinion internationale. Dans son article intitulé ‘Génocide’ qu’il publia en 1969 sur ce rapport dans le magazine britannique Sunday Times, le journaliste Norman Lewis écrivait : ‘Depuis l’époque du feu et des épées jusqu’à celle de l’arsenic et des balles, notre civilisation a provoqué l’extermination de six millions d’Indiens’. Son article fut à l’origine de la création de Survival International la même année par un petit groupe de citoyens concernés par le sort des Indiens. Suite à ce rapport, le Brésil lança une enquête judiciaire et 134 fonctionnaires furent condamnés pour plus d’un millier de crimes. Trente-huit d’entre-eux furent licenciés mais aucun ne fut condamné à une peine de prison pour ces atrocités. Le SPI fut ensuite dissous et remplacé par la FUNAI, la Fondation nationale de l’Indien. Si certains de leurs territoires ont déjà été officiellement reconnus et protégés, les Indiens du Brésil continuent de lutter contre l’invasion et la destruction de leurs terres par les bûcherons, les éleveurs et les colons illégaux. Ils sont également menacés par le programme agressif de croissance économique du pays qui comporte la construction de méga-barrages hydroélectriques et l’exploitation minière à grande échelle sur leurs territoires. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le rapport Figueiredo est effroyable, mais dans un certain sens, rien n’a changé : les meurtres d’Indiens restent impunis. Des Indiens sont régulièrement abattus par les hommes de main des propriétaires terriens qui savent pertinemment qu’ils ont peu de chances d’être poursuivis en justice – aucun des assassins de leaders guarani et makuxi n’ont été emprisonnés pour leurs crimes. Il est difficile de ne pas soupçonner que le racisme et la convoitise sont les causes profondes de l’inertie du Brésil qui ne semble toujours pas décidé à défendre les droits fondamentaux et la vie de ses citoyens les plus vulnérables’. Télécharger des photos: ![]() Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les atrocités commises à l'encontre des Indiens cinta larga ont été dénoncées dans le rapport Figueiredo. Après avoir tiré une balle dans la tête d'un bébé, les tueurs coupèrent sa mère en deux.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Un couple karajá avec leur bébé mort de la grippe.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Jesco von Puttkamer/ IGPA archive 23/04/13 à 18:13 Homme et enfant korowai, Papouasie occidentale.© SurvivalLes leaders papous ont exprimé leur vive préoccupation suite à l’annonce d’un projet de construction dans les deux années à venir de 1500 km de nouvelles routes par plus d’un millier de soldats indonésiens dans le but d’accélérer le développement de la Papouasie occidentale. Le gouvernement prétend que l’agitation qui règne dans la région résulte du manque de développement tandis que pour les Papous cette agitation est plutôt due aux violations de leurs droits politiques et humains. Survival International et les Papous craignent que l’afflux de soldats n’apporte ni développement ni paix dans la région. Le révérend Socratez Yomana, un leader papou, a affirmé à un représentant de Survival : ‘Les Papous n’ont pas besoin de grandes routes, mais d’une vie meilleure, sur leurs propres terres, sans intimidations, terreur, abus et assassinats’. Markus Haluk, un autre leader, met en garde sur le fait que les routes ouvriront la voie au déboisement illégal des forêts qui sera en grande partie effectué par les militaires. La présence des militaires en Papouasie occidentale s’accompagne presque toujours de violations des droits de l’homme telles qu’assassinats, arrestations arbitraires, viols et torture. Le prétendu développement a déjà causé de graves préjudices aux Papous. Malgré la présence de la plus importante mine d’or du monde, la Papouasie occidentale reste la région la plus pauvre de l’Indonésie, avec un taux de VIH/sida estimé vingt fois plus élevé que dans le reste du pays. Une grande partie des cas de sida sont dus à l’industrie du sexe qui a accompagné l’arrivée des travailleurs migrants venus pour la pêche, le bois et les industries minières. De nombreux Papous persuadés que les militaires introduisent intentionnellement le sida en Papouasie occidentale voient cette atrocité comme une tentative de purification ethnique. Dans certaines zones les militaires ont fourni de l’alcool et des prostituées pour corrompre les chefs de tribus et ainsi avoir accès à leurs terres et leurs ressources. Déjà , plusieurs tribus sont ravagées par la sida. Les taux les plus élevés sont constatés dans les zones où le prétendu développement a déjà eu lieu, comme par exemple dans le voisinage de la mine anglo-américaine de Grasberg. Survival International appelle le gouvernement indonésien à mettre fin aux violations des droits de l’homme en Papouasie occidentale et à engager des négociations avec les Papous afin qu’ils puissent décider eux-mêmes de leur propre mode de vie, de leurs priorités en matière de développement et de leur propre avenir. Pour plus d’informations concernant les impacts du ‘développement’ sur les peuples indigènes, voir la campagne de Survival ‘Le progrès peut tuer’. 23/04/13 à 14:15 Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou. © SurvivalLes sympathisants de Survival ont manifesté devant les Ambassades et Consulats péruviens à Paris, Londres, Berlin, Madrid et San Francisco aujourd’hui contre la dangereuse expansion du projet gazier Camisea en Amazonie péruvienne. Camisea menace la vie des Indiens isolés qui vivent dans la région. Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea. Survival a également remis une pétition à l’Ambassade du Pérou en France, réunissant plus de 120 000 signatures, exhortant le Président péruvien à empêcher les étrangers et les compagnies d’envahir la terre des tribus isolées. Les Jumma du Bangladesh ont également manifesté leur soutien aux tribus isolées du Pérou. Les Jumma du Bangladesh ont manifesté leur soutien aux tribus isolées du Pérou© Survival
Le gouvernement péruvien est sur le point d’approuver une importante expansion du tristement célèbre projet Camisea qui pénétrerait au cÅ“ur de la Réserve Nahua-Nanti qui abrite plusieurs tribus isolées et non contactées. Camisea est situé en plein cÅ“ur de la réserve Nahua-Nanti créée pour protéger plusieurs tribus isolées et non contactées. Elle est également la zone tampon du Parc national du Manu, estimé par l’UNESCO comme ‘le lieu le plus riche en biodiversité au monde’. Considéré comme le plus important projet gazier du Pérou, il est exploité par les compagnies Pluspetrol (argentine), Hunt Oil (nord-américaine) et Repsol (espagnole). Les Nations-Unies ont appelé à la ‘suspension immédiate’ des opérations qui se révéleront dévastatrices pour les Indiens isolés. Les Indiens isolés sont extrêmement vulnérables aux maladies transmises par les étrangers. Dans les années 1980, une opération d’exploration gazière dans le bloc de Camisea avait eu pour conséquence la mort de la moitié de la tribu nahua. L'expansion du projet gazier Camisea menace la vie des tribus isolées dans la réserve Nahua-Nanti.© Survival
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Nations-Unies demandent la suspension de l’expansion de Camisea. Des milliers de personnes se sont également opposées au projet. La législation internationale interdit l’expansion de Camisea. Alors pourquoi ce projet aussi mortel est-il toujours d’actualité ? Non seulement le gouvernement met sa réputation en péril, mais il enfreint le droit international’. Note aux rédactions : - Des images en haute résolution peuvent être téléchargées ici: Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les Jumma du Bangladesh ont manifesté leur soutien aux tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les manifestants à Londres portent des masques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les manifestants à Madrid portent des casques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival Les manifestants à Berlin portent masques et casques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.Télécharger le visuel en haute définition Crédit : © Survival |
Au sud du Botswana, une communauté bushman est menacée d'expulsion imminente pour faire place à un couloir biologique.© Stephen Corry/Survival
L'expulsion des peuples indigènes de leurs terres anéantit leurs moyens de subsistance et leur auto-suffisance et a des impacts dévastateurs sur leur santé.
Le décès de Ajrua Awá constitue une grande perte pour sa communauté© D Pugliese/ Survival
Des milliers d'Indiens du Guatemala ont été torturés ou tués pendant la dictature militaire de José Efrain RÃos Montt. © Survival International
Les Indiens amazoniens manifestent depuis des années contre Belo Monte © Marcello Casal Jr / ABr© Marcello Casal Jr/ABr
Les Yanomami célèbrent le début d'une opération d'expulsion de fermiers illégaux sur leurs terres
La plus haute instance américaine des droits de l'homme a été interpellée pour protéger les Awá de l'invasion illégale de leur territoire.
Les bûcherons, les colons et les fermiers ont détruit de grandes étendues de la forêt des Awá.© Fiona Watson/Survival
Capture d'écran d'une vidéo montrant des jeunes filles jarawa forcées de danser pour les touristes.© Anon
Survival International lance aujourd'hui un boycott contre le tourisme dans les îles Andaman tant que les safaris humains chez les Jarawa ne seront pas interdits.© Ariberto De Blasoni/Survival
Chamane umutima en 1957. La plupart des Umutima ont été décimés en 1969 par une épidémie de grippe.© José Idoyaga/Survival
Un couple karajá avec leur bébé mort de la grippe.© Jesco von Puttkamer/ IGPA archive

Les atrocités commises à l'encontre des Indiens cinta larga ont été dénoncées dans le rapport Figueiredo. Après avoir tiré une balle dans la tête d'un bébé, les tueurs coupèrent sa mère en deux.
Un couple karajá avec leur bébé mort de la grippe.
Homme et enfant korowai, Papouasie occidentale.© Survival
Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou. © Survival
Les Jumma du Bangladesh ont manifesté leur soutien aux tribus isolées du Pérou© Survival
L'expansion du projet gazier Camisea menace la vie des tribus isolées dans la réserve Nahua-Nanti.© Survival
Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.
Les Jumma du Bangladesh ont manifesté leur soutien aux tribus isolées du Pérou.
Les manifestants à Paris ont brandi des pancartes symbolisant les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.
Les manifestants à Londres portent des masques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.
Les manifestants à Madrid portent des casques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.
Les manifestants à Berlin portent masques et casques pour symboliser les effets mortels du projet Camisea sur les tribus isolées du Pérou.